Épisode #7 – On parle de TI avec Tidjani Belmansour

Publié le: 17 mai 2021

  1. Episode #7 – On parle de TI avec Tidjani Belmansour Cultive Ton Potentiel 15:43

Retranscription de l’épisode:

Lamia : Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans « Cultive Ton Potentiel » le podcast qui vulgarise les concepts de croissance individuelle et collective selon une approche apprenante.

Je m’appelle Lamia Rarrbo et aujourd’hui dans ce 7e épisode, j’ai le plaisir de présenter un épisode spécial car je reçois un invité. Rappelle-toi ma vision est de créer une communauté active qui partage les bonnes pratiques et vous étiez nombreux à me demander d’interagir dans mon podcast, donc de plus en plus il y aura des invités qui vont me rejoindre pour échanger sur différents sujets.

Sans plus tarder, je donne la parole à mon invité.

 

Tidjani : Merci Lamia. Mon nom est Tidjani Belmansour, je suis consultant en informatique et mon rôle est d’aider les organisations dans leur adoption des technologies de l’information et dans leur transformation numérique.

 

Lamia : Aujourd’hui tu nous parles de l’impact des technologies dans notre vie de tous les jours?

Tidjani : Oui, j’ai le plaisir d’utiliser mon chapeau d’expert sur le sujet. Le but ultime de la technologie a toujours été de libérer et de propulser le potentiel des personnes.

 

Lamia : Alors, dis-moi depuis quand et pourquoi tu t’y intéresses?

Tidjani : J’ai découvert l’informatique un peu comme tout le monde j’imagine, grâce aux jeux vidéo. Ça m’a alors fasciné de voir comment un ensemble de composants électroniques pouvaient nous emmener vers des mondes différents : on peut être un pilote de Formule 1, un chevalier combattant un dragon, ou encore un hérisson super rapide qui récupère des anneaux dorés !

Ce qui m’a fasciné par-dessus tout c’est que c’est moi, le joueur, qui contrôle le personnage. Je suis capable de lui dire quoi faire (avancer, reculer, courir, sauter, etc.), en appuyant sur des boutons.

J’ai ensuite appris que c’est la programmation qui rendait ça possible. C’est par ce moyen qu’on peut parler à la machine.

 

Lamia : Pourquoi c’est important pour toi de comprendre comment parler à la machine ?

Tidjani : Cette découverte fut pour moi une révélation : la programmation était le moyen qui me permettait de dialoguer avec la machine, de lui dire ce que je veux qu’elle fasse et de lui apprendre à faire de nouvelles choses. La programmation est ce qui permet de donner une âme à ces circuits électroniques !

Ceux qui me connaissent savent que je faisais de l’asthme étant jeune. Mon premier contact avec la programmation s’est produit à l’été 1988 lorsque j’étais dans un centre pour asthmatiques. On avait eu un cours sur la programmation. Oh! On avait écrit de petits programmes, rien de bien sorcier (une calculatrice, un programme qui demande le nom de l’utilisateur et qui lui dit « Bonjour »). Mais c’était suffisant pour que je prenne conscience de tout le potentiel que la programmation pouvait faire! Imagine : j’écris au clavier des mots en anglais qui indiquent à la machine ce que je veux qu’elle fasse et la machine fait exactement ce que j’ai demandé ! (Bon, d’accord, quand y a pas de bugs :D).

 

Lamia : Alors c’est à ce moment-là que tu as décidé de t’orienter vers la voie de l’informatique ?

Tidjani : EXACTEMENT ! Ce que cette expérience m’a apprise c’est qu’il était possible de communiquer avec la machine, de la faire collaborer avec les humains pour accomplir des choses que les humains, seuls ne pourraient pas accomplir.

 

Lamia : Qu’elle est ta réalisation la plus marquante ?

Tidjani : Tu vas rire. C’est en 1998, lorsque j’avais créé mon premier programme avec une interface graphique. Rien de bien compliqué : une application avec 2 champs de saisie et un bouton qui affichait un message. Cet été-là, mes parents m’avaient offert mon premier ordinateur. J’avais emprunté un livre sur Visual C++ à la bibliothèque et j’avais passé 2 semaines à apprendre par moi-même.

 

Lamia : Ça a l’air très basique comme programme. Pourquoi est-ce ta réalisation la plus marquante ?

Tidjani : Parce que j’ai eu une révélation à ce moment-là ! Oui, c’était un programme très rudimentaire et sans grand intérêt en soi. Mais il était là, s’exécutant à côté des programmes des géants de l’industrie, comme Microsoft. Je pouvais déplacer la fenêtre, la réduire, l’agrandir, la fermer. Il était là à côté de Word. La seule différence était les fonctionnalités qu’il permettait de faire, le but qu’il permettait d’atteindre, le potentiel qu’il permettait de libérer.

Word, par exemple, n’est rien d’autre qu’un outil de traitement de texte. En soi, cet outil ne change pas le monde. Mais je peux l’utiliser pour écrire un roman comme Harry Potter qui a donné le goût de la lecture à des milliers de jeunes à travers le monde.

Tu vois, c’est pour ça que ce fut ma réalisation la plus marquante : ça m’a montré que je pouvais alors créer des applications qui auraient un impact positif sur la vie des gens. La programmation serait mon moyen de libérer mon potentiel pour aider les autres à libérer le leur !

La technologie serait mon moyen de simplifier et à améliorer la vie et le quotidien des gens.

C’est ce que des gens comme moi, comme toi et comme nos auditeurs ont fait! Ils ont tiré profit de la technologie et l’ont utilisé pour révolutionner le monde et l’humanité dans toutes les sphères de notre vie.

Grâce à la technologie, on peut aujourd’hui :

  • Communiquer avec la famille et les amis, même si ceux-ci se trouvent à des milliers de kms
  • Apprendre de nouvelles choses sur des domaines qui nous passionnent où on veut et quand on veut/li>  
  • Et, dans ce contexte de pandémie, la technologie a révolutionné notre façon de travailler/li>
  • On a aussi les montres intelligentes telles que l’Apple Watch qui est munie d’un détecteur de chutes et qui a sauvé la vie de plusieurs personnes./li>
  • On a aussi les assistants virtuels nous permettent de pouvoir accomplir des tâches par des commandes vocales/li>

Lamia: Très intéressant. Mais on n’est pas tous des informaticiens. On n’est pas forcément tous à l’aise avec la technologie. Comment l’aborder dans ce cas ?

Tidjani : Avec un esprit ouvert et avec l’acceptation de devoir sortir de sa zone de confort. Au lieu de penser que la technologie est quelque chose d’intimidant et qu’on ne sera pas capable de la comprendre car « on n’est pas du domaine », il faut changer sa perspective en se demandant ce que la technologie peut nous apporter à nous, en tant qu’individus.

Je ne te cache pas que même pour nous, les informaticiens, la cadence peut être difficile à suivre car la technologie évolue rapidement. Chaque jour, elle nous offre de nouvelles possibilités, de nouvelles perspectives qui nous demande d’apprendre de nouvelles techniques et de nouvelles façons de faire. Ce n’est pas toujours évident !

 

Lamia : Ce serait quoi la solution alors ?

Tidjani : La solution selon moi est d’accepter que les choses changent. La technologie évolue mais je reste focus sur la raison qui m’anime, qui me motive d’être dans ce domaine et c’est ce qui me permet d’accepter ces changements et de les utiliser plutôt que de tenter de les combattre ou de les fuir.

Prenons un exemple : Supposons que je suis passionné par le piano et que j’aimerai donner des cours de piano. Supposons aussi que je ne sais pas programmer mais que ça me prendrait une page web pour que mes clients puissent prendre rendez-vous avec moi, et un moyen pour faire de la visioconférence avec eux.

Je pourrais me créer un compte Zoom pour faire les visioconférences ainsi qu’un compte Calendly pour avoir une page web pour publier mes disponibilités et pour que mes clients puissent prendre rendez-vous avec moi. Au bout de quelques clics, je peux mettre en place les intégrations entre ces différents services pour créer une application qui me permet d’offrir mes services sans avoir à écrire une seule ligne de code. Je ne sais pas comment faire ni par où commencer ? YouTube est un excellent point de départ !

 

Lamia : Un dernier mot avant de conclure cet entretien ?

Tidjani : La technologie transforme le monde. Mais elle le transforme selon la vision de ceux et celles qui la comprenne et qui l’exploite. La technologie n’est ni bonne ni mauvaise. C’est un outil. À nous de l’utiliser pour construire un monde meilleur. On ne peut pas blâmer la technologie, seulement l’usage qu’on en fait.

Aujourd’hui, la technologie permet à un médecin de soigner un enfant à l’autre bout du monde. C’est là la beauté de la technologie et c’est cette perspective qui me motive à continuellement sortir de ma zone de confort. C’est mon « Why ».

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